C’est en 1984 que le futur « Maréchal » commence à côtoyer le monde musical, découvert par Guy Lobé, alors au sommet de sa gloire. Depuis, cet artiste dont le vrai nom est Din Din Ferdinand a produit 12 albums solo et a participé à la réalisation de beaucoup d’autres. Il est présent dans cinq albums produits et composés avec son orchestre le « Pizza Dance international», avec lequel il promeut sa tendance fétiche, le « Sakissa ». Des titres à la sauce makossa comme « Femme sans ambition », « Cacao café », « Laver sans délaver », « A qui le tour », qui ont fini de donner une dimension nationale voire internationale à cet artiste fantasque et populaire.
Papillon s’est aussi lancé récemment dans une lutte acharnée contre la piraterie, avec le « Comité de lutte contre la piraterie », dont il est le président. Actuellement, « l’homme fort » prépare son 13e album intitulé « Piler le mil », dont la sortie est prévue pour septembre 2009.
Hier après-midi, l’artiste donnait une conférence de presse à l’hôtel Sawa. Après quelques rendez-vous ratés, nous « coinçons » finalement ce musicien par essence bouillonnant et « volatile » à la Rue de la Joie à Deido. Debout, à l’entrée du cabaret « Mélodies d’antan », Papillon attend Manu Dibango, Georges Seba et d’autres artistes qui doivent participer aux spectacles qu’il organise vendredi et samedi prochains à Douala et à Yaoundé. A peine quelques questions lancées que l’artiste accueille chaleureusement ses hôtes à leur descente de voiture. En cette mi-journée, « Mot’a Nguinya », Manu Dibango et Georges Seba ont commencé les répétitions en prélude au grand show de Douala Bercy. Avec CT, il revient sur cet événement et dresse un bilan de son parcours.

